Une adoration frissonante

Une douleur interne et un petit tremblement quand je te regarde, les yeux fermés, le petit corps léger, ta peau fine et délicieusement tiède.
Ton visage de lune, limpide, d’ange de bonté…

À chaque fois que je t’observe le soir, endormi, j’ai mal, j’ai le mal d’une adoration frissonnante.

Dans les bras de Morphée tu m’appartiens sans en être conscient. Sans te toucher, sans t’embrasser, je te sens d’avantage.

C’est dans ce silence, dans ce temps arrêté, ou je peux te regarder sans me lasser, ou tu acquières tout à un coup la fausse maturité de la pause.
À ce moment là, inactif que pour quelques heures, tu ne peux pas m’échapper glissant d’entre mes doigts, comme une petite anguille.

Chaque soir je me remplie, je me recharge de ton image sereine.

 

2 réflexions sur “Une adoration frissonante

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